Le bien-être des employés : Une responsabilité collective, pas seulement des RH
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Le 20 février 2025
L’importance du bien-être des employés dans une entreprise n’est plus à prouver. Pourtant, bien que de plus en plus d’organisations investissent des ressources pour favoriser un environnement de travail sain et équilibré, la question demeure : qui porte vraiment la responsabilité du bien-être des employés ? Traditionnellement, les départements des ressources humaines (RH) et les managers sont perçus comme les principaux acteurs responsables de cet aspect. Mais en réalité, il est grand temps de repenser cette dynamique. Le bien-être des employés n’est pas une mission qui relève uniquement des RH ou des cadres supérieurs — c’est la responsabilité de tous les employés !
La situation actuelle : Qui devrait vraiment s’en soucier ?
Actuellement, les ressources humaines jouent un rôle central dans l’élaboration des programmes de bien-être. Des initiatives comme les programmes de santé mentale, les activités de cohésion d’équipe, les conseils pour mieux gérer l’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle sont largement portées par les départements RH.
Cependant, cette approche centrée sur les RH tend à créer une illusion : le bien-être devient l’affaire des seuls services dédiés, et les autres employés n’en perçoivent pas la responsabilité directe. Résultat ? Nombreux sont ceux qui ne se sentent pas concernés ou impliqués, et cela génère un manque d’engagement à l’échelle de l’entreprise.
Les cadres, eux aussi, ont une vision souvent limitée du rôle qu’ils doivent jouer dans le bien-être de leurs équipes. On observe fréquemment que les dirigeants estiment que leur rôle est de superviser la performance, de fixer des objectifs et d’assurer les résultats, sans réaliser qu’un environnement de travail toxique ou un manque de soutien peut détruire la productivité. L’argument selon lequel le bien-être est une responsabilité partagée est souvent mis de côté, dans l’idée que cela relève d’une approche davantage centrée sur les ressources humaines.
Pourquoi les employés ne se sentent pas concernés
Il y a plusieurs raisons pour lesquelles de nombreux employés ne se sentent pas responsables du bien-être de leurs collègues ou de leur propre bien-être au travail. En voici quelques-unes :
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Manque de sensibilisation et de formation : Beaucoup d’entreprises n’investissent pas dans des formations pour aider leurs employés à comprendre l’importance de la santé mentale, de l’équilibre et du soutien au sein de l’équipe. Tant que ces problématiques ne sont pas abordées de manière explicite, il est difficile pour les employés de se sentir concernés.
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La culture du « Chacun pour soi » : Dans certaines organisations, la culture est telle que la compétition et l’individualisme priment. Les employés sont plus concentrés sur leur propre performance et leur avancement que sur la création d’un environnement de travail harmonieux. Dans ce type d’atmosphère, le bien-être devient un problème périphérique, éloigné des préoccupations quotidiennes.
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Perception de l’inaccessibilité des ressources RH : Quand bien-être et soutien sont exclusivement perçus comme l’apanage des ressources humaines ou de la direction, les employés peuvent se sentir déconnectés et estimer que ces ressources sont inaccessibles ou trop formelles. Ainsi, les efforts pour améliorer le bien-être sont perçus comme éloignés de la réalité quotidienne du terrain.
Ce que nous devons faire : Changer la donne
Pour faire face à cette situation, il est impératif de repenser la manière dont le bien-être des employés est perçu et intégré au sein de l’entreprise. Le bien-être des employés doit devenir une responsabilité partagée, où chacun se sent impliqué et acteur du changement.
Voici quelques actions concrètes à mettre en place pour transformer cette dynamique :
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Sensibiliser à tous les niveaux : Plutôt que de se contenter de programmes limités, les entreprises devraient investir dans des campagnes de sensibilisation régulières sur le bien-être. Ces campagnes devraient inclure des discussions ouvertes, des formations pratiques, des ateliers sur la gestion du stress, la santé mentale et la communication empathique. Cela permettrait à chaque employé de se rendre compte de l’importance de son rôle dans la création d’un environnement bienveillant.
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Encourager un leadership collaboratif : Les cadres et managers doivent montrer l’exemple en étant des leaders empathiques, prêts à soutenir leurs équipes non seulement sur les résultats, mais aussi sur les préoccupations humaines. Cela signifie prendre le temps de discuter de la santé mentale, de reconnaître les efforts des employés et de promouvoir un environnement de collaboration plutôt que de compétition.
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Favoriser la communication entre pairs : Le bien-être ne doit pas dépendre uniquement des interactions avec les cadres ou les RH. Les employés doivent être encouragés à créer un environnement solidaire entre eux, où le soutien mutuel est naturel. Par exemple, créer des espaces pour des discussions informelles, des groupes de soutien, ou des moments de convivialité pour briser l’isolement et favoriser l’écoute.
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Équilibrer les attentes et la reconnaissance : Un aspect essentiel du bien-être est la reconnaissance des efforts de chacun. Les entreprises doivent non seulement clarifier les attentes, mais aussi récompenser les comportements qui favorisent une atmosphère positive, comme l’entraide, l’honnêteté et l’effort collectif.
Qu’est-ce que cela va rapporter ?
Le bien-être des employés est un facteur déterminant de la performance organisationnelle et de la satisfaction au travail. Au Québec, bien que les travailleurs soient parmi les plus heureux au pays, des défis subsistent. Selon un sondage mené en 2022, 66 % des Québécois se disent heureux au travail, mais 50 % estiment que les entreprises n’en font pas assez pour améliorer leur bien-être.
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Amélioration du moral et de l’engagement des employés : Un environnement de travail où chaque employé se sent responsable du bien-être collectif favorise un engagement accru. Des études montrent que des employés engagés sont 17 % plus productifs et 21 % plus rentables.
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Réduction du taux de rotation des employés : Une culture du bien-être partagée réduit la rotation. Au Québec, 49 % des travailleuses et 34 % des travailleurs occupant des emplois avec un niveau de contraintes physiques élevé ont eu des troubles musculosquelettiques liés à leur emploi principal au cours de la dernière année, ce qui peut entraîner des absences et une rotation du personnel.
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Performance optimale : Un environnement sain améliore la performance. Les employés satisfaits de leur équilibre travail-vie personnelle sont 21 % plus productifs.
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Renforcement de la marque employeur : Les entreprises qui priorisent le bien-être attirent les talents. Selon un rapport de 2024, 58 % des employés estiment que le bien-être et le bonheur des employés sont un gage de réussite pour une entreprise.
À retenir...
Nous avons tous un rôle à jouer pour créer des environnements de travail où la bienveillance, le soutien mutuel et le respect ne sont pas des concepts abstraits, mais des réalités vécues au quotidien. Le bien-être des employés ne doit pas être l’affaire des ressources humaines ou des dirigeants uniquement, mais un objectif commun qui doit nous rassembler, nous inspirer et nous guider vers un avenir professionnel plus humain et équilibré. Bref, c’est ensemble, en tant que collectivité, que nous pourrons faire de chaque lieu de travail un endroit où chacun se sent bien, valorisé et prêt à donner le meilleur de lui-même.
Alors, prenons chacun notre part de responsabilité et commençons dès aujourd’hui à transformer nos lieux de travail en des espaces de bien-être partagés, où le respect et la collaboration sont les moteurs de notre réussite collective.
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